Fays-Famenne (en Ardennes)      Vue panoramique du gîte.

Text Box: 4.1– L’école 
Text Box: 41. Les trois derniers locaux successifs.

Avant la Révolution française, les prêtres résidant à FaysFamenne tenaient la classe de la Toussaint à Pâques, dans leur presbytère qu'il nous est impossible de localiser. Il est possible qu'un propriétaire donnait en location à la paroisse de Wellin puis de Lomprez une habitation destinée au chapelain.

1. Le premier local connu servant d'école est un fournil, annexe de la maison de Nicolas Otjacques, cultivateur, dite beaucoup plus tard "la maison Paroche" Voir E1 sur le plan de 1843.

C'est sans doute là qu'enseigneront en 1814, d'après une lettre de famille même après Pâques, un certain Arnould, ainsi que Lucien Otjacques époux de Flore Duterme, le lettré du village, vers les années 1860. Après 1876, ce fournil sera habité par une vieille femme surnommée "Dâdine". Puis le maréchalferrant Lambert de Lomprez le transforma en forge avec fourneau, soufflet enclume. Le travail s'exécutait la plupart du temps à l'extérieur, contre le fournil.

2Le second local est une pièce attenant à la maison du "hierdî", ancienne maison communale. A part un petit jardin clôturé au-dessus de l'habitation, le Baty, un triangle très vaste  était disponible jusqu'au chemin légèrement encaissé qui, à l'époque, longeait en ligne droite la haie appartenant actuellement à la famille Rézette. Ce local où se tenaient également les répétitions de chant et les assemblées publiques ne servit que peu de temps à l'enseignement. Le curé Charlier y aurait tenu classe momentanément d'après ce que Rosalie Thomas (18481926) a raconté à ses enfants. A cette époque, chaque élève apportait une bûche de bois pour chauffer la classe. le premier instituteur diplômé, Adolphe Baré, natif de Sohier, fils de Félix Baré et d'Elisabeth Pierroux, aurait, paraitil, enseigné au local n°1 au local n°2 et il a étrenné la nouvelle école. Une partie des archives de la commune de Sohier a disparu dans un incendie. L'acte relatif à sa nomination ne put être retrouvé. Mais les registres de l'EtatCivil nous apprennent qu'il épousa Marie Lambert, fille de Joseph et de Florentine Duterme en 1879.

3. la troisième et dernière école, spacieuse et dotée d'un magnifique logement scolaire fut bâtie en 1879, sur le "Pachis Herman" acheté par la commune. La famille Herman de Wellin était propriétaire d'une ferme en cet endroit. Les bâtiments étaient plus rapprochés du chemin que l'école actuelle. Les exploitants les plus connus de cette ferme furent JeanBartiste Duterme, époux de MarieCélestine Baijot; venus de Combes, ils élevèrent une famille de six enfants. Cette construction semble être vétuste lors du rachat par la commune.

Quelques personnes nées entre 1870 et 1873 fréquentèrent successivement les trois locaux scolaires.

Ce dernier local de classe est désaffecté depuis le 1 septembre 1975.

4.2. Organisation de l'enseignement.

 Une loi de 1806 puis divers arrêtés du Royaume des PaysBas préconisaient la promotion de l'enseignement élémentaire par les communes en le confiant par priorité à un particulier, "Ie plus savant" (sic) du village, disaiton.

 La loi du 23 septembre 1842 donnait le droit aux communes de nommer un maître d'école.

En 1843, la commune de Sohier fixa les rémunérations pour son instituer communal comme suit: L'instituteur recevrait 10 francs par mois pour l’enseignement aux enfants indigents. Les enfants non indigents devaient payer une rétribution mensuelle établie selon le degré d'enseignement fréquenté: 
a) ceux de la 1ère classe, c'estàdire ceux qui apprennent à lire, calculer, écrire: un franc 
b) ceux de 2e classe qui apprennent  seulement à lire: soixante centimes.

    En 1857:
"Séance du 29 octobre 1857 à laquelle ont assisté membres soussignés.
"Le Conseil communal de Sohier, 
"Vu le, Ici du 23 septembre 1842;

"Revu notre délibération du 20 avril 1856 demandant l'adoption de
"l'école de la section de FaysFamenne approuvée par arrêté de la Députation permanente en date du 25 février 1657;

 ' Considérant que la susdite adoption nécessite des dépenses tant au
 "local qu'à l'ameublement et au matériel et que la section de Pays
 "Famenne s'est déjà imposé des sacrifices disproportionnés aux faibles
 "ressources dont elle dispose en construisant un presbytère, une école
 "et en pourvoyant aux premières nécessités quelquefois au moyen de cotisations personnelles;
"Considérant que les habitants de FaysFamenne sont recommandables par
'le dévouement qu'ils n'ont cesse de montrer pour l'instruction élémentaire et qu'il est urgent de continuer l'oeuvre qu'ils si laborieusement commencés;
"Le Conseil communal
"vient unanimement solliciter de l'autorité supérieure
  1°  subside annuel de 50 francs pour aider aux dépenses courantes
  de l'école adoptée.
  2°  subside de 150 à 200 francs pour le parfait achèvement du
  local, l'ameublement et le matériel.
"Ainsi délibéré en séance du conseil communal de Sohier date que dessus
"et avoir signé lecture faite.
Il (ss) L.Otjacques , Jamin , Lambert , Thomas , Fr.Lotin

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